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Michel Dasseux, 13/07/2008 - 07h47

Chers Internautes

Merci à celles et ceux qui mettent des commentaires sur mon blog.
Leurs mises en ligne posent toujours problème.
Si je n'hésite pas avec ceux qui me concernent directement (mes idées ou ma personne), j'ai toujours un cas de conscience pour ceux concernant des personnes ayant, un jour ou l'autre, travaillé à mes côtés, même s'ils ont "quitté subrepticement le navire".

Même pendant les vacances je "veille au grain".
Bonnes vacances à celles et ceux qui les ont méritées.
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Michel Dasseux, 24/06/2008 - 18h11
Du rôle de l'opposition...


Il ne s’agit pas ici d’étudier toutes les formes de l’opposition. Plus simplement, je souhaite parler de la situation au conseil municipal de Coulounieix-Chamiers.

Démocratiquement, les Colomniérois se sont exprimés après une campagne électorale dont chacun appréciera la qualité, d’un côté comme de l’autre. Nous en reparlerons sans doute car nous avons analysé ce qui a pu se passer et, quand seulement 37 voix séparent les vainqueurs de ceux qui ne le sont pas - ce qui représente 0,86% de électeurs après le ralliement «en douce» de la droite – on peut estimer que ceux qui se retrouvent dans l’opposition ont une représentativité certaine.

Il n’est bien sûr pas question de «gripper» la machine communale. L’essentiel, pour notre commune, c’est qu’elle puisse se développer le plus harmonieusement possible. Il est toutefois hors de question de laisser dire, de laisser faire n’importe quoi par n’importe qui !

Notre connaissance de la commune et de ses habitants dans leur diversité, notre expérience de la gestion en divers domaines nous permettent un regard avisé sur les actions amorcées ou à venir.

Non ! Ne pas laisser dire ou faire n’importe quoi par n’importe qui, ce n’est pas être mauvais joueur ou empêcheur de tourner en rond !
Ce n’est pas faire oeuvre d’opposition bête et méchante. Nous entendons, dans l’opposition, avoir un rôle d’alerte sur les déviances, les mensonges, les insuffisances.

Pas question de jouer les revanchards, mais il y a des règles, il y a des lois et un des rôles de l’opposition est aussi de veiller à leur respect comme au respect des conseillers d’opposition et des personnels.

Pourquoi faudrait-il que l’opposition fût muette ? Après seulement 75 jours de «pouvoir», la pratique majoritaire a des ratés et les «effets de muscles» ont laissé la place à la position du martyr. Leur leitmotiv, c’est nous rendre systématiquement responsable de leur incapacité à réaliser ce qu’ils avaient promis. Non ! La ficelle est un peu grosse.

Certes, la gué-guerre qui peut apparaître dans la presse n’est pas très valorisante, mais dire la vérité, ne pas se laisser abuser, cela fait partie d’une bonne gestion démocratique.

Notre opposition, nous la voulons constructive, respectueuse des positions de la majorité mais ni servile, ni amorphe, ni opportuniste dans l’attente de jours meilleurs.
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Michel Dasseux, 14/05/2008 - 20h26
13 MAI 1958
Je suis quelque peu étonné de ne pas constater plus d’évocations de ce qui s’est passé en 1958 en pleine guerre d’Algérie.
Et pourtant nombre de français d’Algérie mais aussi les contingents d’appelés et leurs familles en France étaient très concernés et pour la plupart très inquiets.

Le 13 mai des manifestants européens, après s’être emparés du siège du gouvernement général, sentent qu’ils peuvent « gagner » en installant l’armée au pouvoir. Deux jours après De gaulle se dit prêt à « assumer les pouvoirs de la République ».

Ceux qui ont connu cette époque ont été frappés par les manifestations de fraternisation entre Européens et Musulmans. C’était sans doute plus évident dans les villes (Algérois, Oranais,Constantinois, Kabylie, Aurès) que dans le Djebel. Un espoir de paix naissait au cœur de ceux impliqués dans ce conflit.

Les appelés ne savaient plus quoi penser, ne savaient plus quelle attitude adopter. D’un côté la population, en fait très diverse, de l’autre, l’armée sous l’autorité de laquelle ils étaient placés.

13 Mai, 15 Mai, 29 Mai une importante manifestation rassemble à Paris leaders politiques et citoyens opposés au retour de De Gaulle.
Le 4 Juin c’est le « je vous ai compris » depuis le balcon du G.G.

Cette année 1958 fut à mon sens historiquement très importante. Elle préfigura les accords d’Evian de 1962 et une nouvelle ère pour notre pays.
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Michel Dasseux, 08/05/2008 - 16h27
MAI 68


Ce quarantième anniversaire de Mai 68 fait beaucoup parler, surtout après les propos excessifs (mais on en a l’habitude) de Sarkozy qui a appelé à « liquider son héritage ».

Sur ce point évidemment je ne peux qu’être en désaccord avec lui. Certes ce ne fut pas une période aussi « révolutionnaire » que l’on pourrait croire mais ce fut un moment de grande espérance en France et dans le Monde.
C’était pour ceux qui ont vécu ces évènements en province, sur leurs lieux de travail, l’espérance de lendemains différents.

Ce qui pour moi est frappant c’est qu’à cette époque, contrairement à aujourd’hui on ne parlait, on ne vivait que pour le syndicalisme et la politique. On y croyait, quelles qu’étaient nos situations sociales ou intellectuelles. Le collectif l’emportait largement sur l’individuel alors que c’est ce qui nous fait actuellement cruellement défaut.
En quelques semaines, étudiants, ouvriers, politiques chacun avec ses motivations, ses aspirations et aussi ses limites ont réveillé les consciences. Pas question dans ces quelques lignes de faire œuvre d’analyste ou d’historien mais simplement de se souvenir. Se souvenir de ces coudes à coudes dans les manifs à « jet continu » ; des déclarations péremptoires du pouvoir accueillies par des réactions inverses aux appels lancés. Et puis chacun avec ses sensibilités, engagés derrière les leaders syndicaux de la CFDT, de la CGT, de FO, les étudiants et les ouvriers se rapprochent, certes avec précaution, les seconds se méfiant quelque peu des premiers.

J’étais postier à ce moment là. Du temps de la grande famille postale, poste et télécom ensemble. Nous avions un ministre « périgourdin », gaulliste sincère qui désapprouvait bien sûr ce qui se passait et nous exhortait en vain à la reprise du travail. J’en ai discuté plusieurs années après avec ce grand serviteur de l’Etat que je respecte. Chez les politiques, Pierre Mendès France, Michel Rocard suscitaient l’espoir.

Et puis il y a ces idées nouvelles qui germent. La « cogestion » que prônent les syndicats de salariés. C’est le désir fort d’être associés à la prise de décisions dans l’entreprise.
Peut être un peu plus « fumeux » mais combien exaltant le concept « d’autogestion » est débattu. J’y croyais à cette auto organisation des salariés. Cela nécessitait à mon sens une prise de responsabilité de chaque individu, dans et en dehors de l’entreprise.
En prenant des responsabilités, je me suis aperçu à regret que notre société par sa culture n’était pas en mesure de franchir le pas. Quoi qu’il en soit, au fond de moi je continue à rêver (sans grand espoir car nous allons de plus en plus vers « l’irresponsabilité » individuelle) à rêver. Celles et ceux qui ont été amenés à travailler avec moi le savent, je résume souvent mon idée de l’autogestion par cette phrase : « Il faut être là quand il faut, où il faut, pour faire ce qu’il faut ». et pour moi ce n’est pas vide de sens.

Plus « matériellement » les accords de Grenelle ont démontré que le SMIG d’alors pouvait être majoré dans des proportions considérables (le patronat concèdera 33 %).
Il ne faut quand même pas croire que tout se passa au mieux dans le meilleur des mondes syndicaux dont certains leaders réagissaient plus en politique qu’en syndicaliste.
Quoi qu’il en soit la progression salariale fut très importante et pour moi la démonstration est faite que malgré ces augmentations très substantielles, les entreprises, la France tiennent le coup……sans doute à méditer dans la situation actuelle même si le contexte a évolué.
Politiquement, Mendès France semble à la fois " trop gaulliste " et " trop bourgeois " pour certains responsables de structures plus traditionnelles. François Mitterrand, plus " gauche classique ", se place dans l'optique d'une vacance du pouvoir.
Mai-juin 68, ce fut bien un virage ; peut être inachevé mais bien avancé surtout au plan sociologique.

Et puis la France n'est pas la seule à être agitée cette année là.
Au troisième trimestre, l'Armée rouge envahit la Tchécoslovaquie, le printemps de Prague donne à réfléchir à beaucoup de communistes.
Au quatrième trimestre les JO de Mexico : lors de l'hymne américain les vainqueurs (Noirs) du 200 mètres lèveront un poing ganté de noir pour stigmatiser la ségrégation raciale.
Au deuxième trimestre Martin Luther King est assassiné, son combat n'aura pas été vain.
En Chine la révolution culturelle et ses excès comme seule peut en engendrer cette immense nation, met à mal toute une catégorie sociale qui lui fera cruellement défaut pendant plusieurs décennies…. Mais les ressources humaines y sont tellement importantes que ce passage très douloureux est presque oublié.

Nous voilà donc 40 ans après. La Chine, on en parle encore beaucoup en ce moment. Aux Etats-Unis, l'élection qui s'amorce prend en compte les problèmes multiraciaux. " l'Empire Soviétique " a beaucoup évolué depuis 1989. En France une des préoccupations majeures est la baisse du pouvoir d'achat qui engendre de très grosses difficultés et pas seulement financières mais aussi morales et culturelles.

Il parait que ce sont des réformes qu'il nous faut ; pourquoi pas ! Mais pour les conduire ne les imposons pas toujours aux mêmes.
L'humoriste disait " Il vaut mieux prendre aux pauvres car ils sont plus nombreux " C'est bien ce qui se passe en ce moment …mais hélas ! Ce n’est pas pour rire …
Profitons de ce quarantième anniversaire pour prendre conscience de ce qu'une mobilisation raisonnée, mais ferme et massive, peut nous apporter.
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Michel Dasseux, 10/04/2008 - 15h38
CONSEILLER MUNICIPAL D'OPPOSITION ET FIER DE L'ETRE !


Décidemment je suis incorrigible !
Tous ceux qui soupiraient d'aise de me voir battu à la mairie m'avaient déjà enterré définitivement.
Tant qu'il me restera un souffle je me battrai comme mes parents, mes professeurs, mes maîtres (en culture, en politique...ils sont quelques uns) me l'ont appri, dans la droiture, la détermination et le respect des autres.

Au 1er tour : 1987 voix soit 45,37 %
Au 2° tour : 2113 voix soit 49,57 %
Entre le 1er et le 2° tour, la liste que je conduisais n'a gagné que 126 voix alors que la liste Roussarie est passée de 1429 voix (32,63 %) à 2150 voix (50,44 %), soit 721 voix de plus ... il est vrai qu'entre temps la liste de droite s'était retirée ! Et ainsi le (TSD) Tout Sauf Dasseux a bien fonctionné et le report massif des voix de droite sur la liste Roussarie a fait le reste....curieux, curieux cette similitude du retrait des listes de droite à Trélissac et Coulounieix-Chamiers .... les "politicards" aux petitis pieds diront bien joué.... moi ça n'a jamais été ma méthode. Je n'allais pas commencer aujourd'hui surtout que 45,37 % des voix au premier tour signifiaient que notre bilan recevait un assentiment important des Colomniérois.

Un vieil adage politique prétend ... à juste titre d'ailleurs que : les voix s'additionnent, elles ne se trient pas". C'est toujours le cas en 2008.
Très nombreux étaient ceux qui pensaient (amis ou adversaires) qu'étant un maire battu je me retirerai en "remachant" ma défaite. Et bien, non ! 2113 Colomniérois (49,57 %) m'ont fait confiance et avec 6 de mes colistiers nous répondons présents. Sans agressivité mais avec pugnacité je jouerai mon rôle d'opposant, car c'est bien de cela qu'il s'agit, je suis un opposant à la façon utilisée par Roussarie pour parvenir à ses fins, aux méthodes qu'il a employées, aux projets (d'ailleurs pas très clairs) qu'il veut mettre en oeuvre.

Comme tout être humain, j'ai bien sur des défauts mais, notamment en politique, je me suis toujours astreint à une morale qui me conduit à une grande fidélité à mes idées de toujours et surtout à une éthique qui parfois confine à la naïveté. Mais on ne se refait pas. Croire en la nature humaine, en la franchise, en la loyauté, exécrer la trahison, cela peut paraître d'une autre époque, mais je connais beaucoup de gens qui y croient encore.
C'est aussi pour cela que je continue le combat comme conseiller municipal.
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